AVIATION FRANCAISE

L’armement utilisé et testé lors des « CAS » en Algérie.

Dans le sioux numéro 14, un article avait été écrit sur le close air support lors de la seconde guerre mondiale, avec une réflexion sur la naissance d’une doctrine, avec le sioux numéro 12 d’octobre 2014, j’avais écrit un article sur le close air support en Algérie, sans rentrer dans les détails, je souhaite dans ce numéro vous faire partager, l’armement qui fut utilisé et testé pendant la guerre d’Algérie. Nous sommes encore loin des GBU, liaison 16 etc que nous pouvons cotoyer de nos jours.

 

Dans les conflits du XXèsiècle et XXIèsiècle, on a utilisé l’arme aérienne en appui feu rapproché pour aider, ou pour desserrer l’étau, sur les troupes au sol. Ce concept d’appui feu aérien, close air support (CAS) pour nos amis anglo-saxons, a démontré son utilité et efficacité.

Pour parler de mission CAS, il faut que les amis et les ennemis soient assez proches pour qu’une coordination avec la manœuvre terrestre se révèle nécessaire et que la coordination et l’intégration des feux soient assurées.

  1. 1.    L’appui aérien

L’alliedtactical publication (ATP-27) définit les différentes missions des forces aériennes, dont le CAS. L’ATP-63 lui, définit les tactiques et les procédures à prendre pour ce type de mission.

  1. 2.    Les Missiles filoguidés SS 11/AS 11.

C’est pendant la guerre d’Algérie que fut expérimenté en grandeur réelle le premier missile guidé utilisé en nombre: le SS-11. Prévu comme arme anti-char, son développement entraîna son utilisation comme appareil embarqué sur aéronefs en version Air-Sol appelée AS-11, utilisable aussi pour l’attaque au sol, c’était aussi le premier missile guidé français.

Le SS-11 (sol-sol 11) est le premier missile antichar à avoir connu une utilisation mondiale. De fabrication française (SFECMAS puis « Société Nationale de Constructions Aéronautiques du Nord » puis  « Nord aviation » puis « Aérospatiale »), il était guidé par un fil qui se déroulait lors du lancement et reliait en continu le missile au poste de commande situé sur le véhicule tireur. Durant le trajet du projectile, un long fil se dévide depuis le véhicule tireur, en tournant sur lui-même ce projectile conserve ainsi une trajectoire la plus rectiligne possible. Grâce à ce fil qui guide la trajectoire, un opérateur (placé dans un poste de tir) transmet des données qui permettent le guidage vers sa cible. Ce poste de tir est équipé d’un système optique de pointage.

L’engin original était prévu pour être lancé à partir d’une mini-rampe de lancement montée sur véhicule. Il fut rapidement adopté par l’Armée de Terre française pour équiper les blindés légers, dès 1958, et testé durant la guerre d’Algérie. Rapidement une version air-sol (AS-11) pouvant être tirée à partir d’un hélicoptère ou d’un avion fut développée. Les enrouleurs des fils de commande étaient dans la rampe de lancement montée sur les aéronefs.

Devant le faible coût et la bonne précision du missile, les USA qui étaient à la recherche de missiles anti-char, le choisirent, et le SS-11 fut mis en service dans l’US Army sous l’appellation AGM-22 et, par la suite, ce type de missile entra en service dans de nombreuses autres armées.

Le SS-11 est le premier missile utilisant le lien filaire pour les modifications de direction, des déviateurs de jet permettant le pilotage. Cette technique, mise au point par l’ingénieur de l’armement Émile Stauff en 1948 et brevetée en 1955, permettait en effet un pilotage avec un système de faible encombrement, efficace quelle que soit la vitesse de l’engin. Ce système sera repris sur l’ensemble de la gamme de missiles antichars et airs-sol développés ultérieurement par Nord Aviation puis par l’Aérospatiale (AS-30, Milan, Eryx, etc …).

L’engin était piloté manuellement par un guidage optique, l’opérateur disposant d’un viseur télescopique pour acquérir l’objectif. Une fois lancé, dès que le missile entre dans son champ de visée, l’opérateur l’aligne sur sa ligne de mire au moyen d’un levier de commande et les ordres sont transmis au moyen d’un fil qui se déroule entre le lanceur et l’engin lequel permet de diriger le missile sur l’objectif en visant les fusées lumineuses fixées sur sa queue.

Sa fabrication en série, qui commence en 1956, se termine en 1984 dans les établissements de Bourges. Les cadences de production atteignirent au plus fort de la fabrication 1.500 unités par mois. Plus de 180.000 exemplaires furent produits

Utilisation en AFN

La première utilisation au combat du missile SS-11 eut lieu en 1956 avec un premier essai à partir d’un Dassault MD 311, comme méthode d’attaque contre les grottes fortifiées situées dans les gorges des montagnes escarpée de l’Atlas algérien. L’expérience de cette utilisation au combat s’est révélée extrêmement fructueuse et est devenu standard sur les autres MD 311 de l’Armée de l’Air utilisés pour le combat en Algérie. De cette expérience de combat débutée en Algérie sur des appareils à voilure fixe, l’Armée de l’Air française développa l’utilisation de ces missiles sur des premiers hélicoptères de combat motorisés avec des moteurs à turbine fiable. Cela n’était possible que grâce à la société française Turbomeca, qui venait de mettre sur le marché des turbines fiables et légères (turbopropulseur).

Le mode de lancer des missiles antichars, basé sur l’Alouette II et plus tard l’Alouette III s’avéra le plus efficace car il était plus facile de piloter ces missiles à partir de plateformes pouvant rester en vol stationnaire. Les Alouette II portaient quatre missiles AS-11 mis au point pour le tir air-sol. Ce système a vu une importante utilisation dans ce conflit de 1958 à 1962

Le SS/AS-11 pouvait recevoir différentes charges militaires suivant l’utilisation:

 

  • Type 140AC en version antichar à charge creuse capable de percer 600 mm de blindage,
  • Type 140AP02 en version perforante à souffle et fragmentation
  • Type 140AP59 en version antipersonnel à souffle et fragmentation
  • Type 140CCN en version antinavire.

 

Caractéristiques :

Motorisation : deux étages à poudre.

Masse au lancement : 30 kg environ.

Longueur : 1,2 m

Diamètre : 164 mm.

Envergure : 500 mm

Vitesse : 110 à 220 m/s.

Portée : 500 à 3.000 m

Charge militaire : Charge creuse de 6,8 kg.

 

  1. 3.    Les bombardements en Algérie

Les bombardements en Algérie furent réalisés par divers appareils, pour les bombes lourdes (plus de 50 kg) elles ne furent utilisées que par des avions spécifiques. Il semble se confirmer que les appareils d’entraînement modifiés pour la lutte antiguérilla dont les T-6 G, les Vanneau, les SIPA etc… aient été équipés de lance-bombes légers permettant l’emport uniquement de bombes françaises de 50 kg de type 50 D.T.2.

 

  1. 4.    Bombardement avec avions légers

Des lance-bombes pour bombes légères furent souvent montés sous des avions très divers, notamment les Ju 52, NC 701, T.6G, SIPA ou Dassault 315. Sur ces appareils les systèmes fixes sous les ailes étaient désignés lance-bombes « Schloss 50 » modifié Alkan.

  • « Schloss » ne serait pas vraiment une marque, mais une désignation, et peut tout simplement se traduire par « lance-bombes » (dérivé d’une des significations du mot en allemand : serrure-verrou). « Schloss 50″ désigne un lance-bombes pour des bombes jusqu’à 50 kg. On pouvait trouver ce lance-bombes sur énormément d’appareils allemands de la période 1938-1945.
  • Ce lance-bombe d’origine allemande, n’était pas de très bonne qualité même après sa modification par la société française Alkan qui était spécialisé dans les lance-bombes. Ils furent donc par la suite remplacés par des appareils Alkan plus performants.

La fabrication de ces lance-bombes d’origine allemande avait été récupérée par Alkan, qui l’avait adapté pour l’utilisation sur les avions légers. Alkan était, avant-guerre, un spécialiste des lance-bombes, de grandes dimensions notamment les GPU et TGPU (Grande Puissance Unitaire ou Très Grande Puissance Unitaire) destinés au lancement de bombes de 200 ou de 500 kg montées horizontalement sous les fuselages ou sous les plans des avions français. A cette époque, du moins en France, les bombes légères étaient lancées verticalement et de l’intérieur des soutes à bombes.

Pour leur part les Vanneau 472 et les Dassault 311 étaient eux équipés de lance-bombes ALKAN type 50 modèle 46, un nouveau modèle développé par la firme après la guerre.

Les avions légers armés auraient été équipés de collimateurs divers. Pour les T-6 il semblerait qu’au moins au début les collimateurs aient été des SFOM type 83 ou 83A, même chose pour les SIPA mais dans les documentations de 1950 pour les MS 472/474, les avions de 1 à 11 étaient équipés de SFOM type 101, puis à partir du 12 avec des « Revi 16b » (un collimateur d’origine allemande). Mais en 1950 ces appareils n’étaient encore que des avions d’entraînement à la chasse donc ces collimateurs ne servaient qu’au tir de chasse. Dans le cas du SFOM 101, un rhéostat était ajouté sur la planche de bord, en haut à droite pour le tir de nuit.

 

Il est possible que ces collimateurs (qui étaient amovibles) aient été changés suivant les époques et le matériel disponible.

Mais je ne sais pas très bien comment avec un seul collimateur, il était possible aux pilotes, de tirer tous les types d’armement, mitrailleuses, roquettes de divers type, et largage de bombe sur des cibles diverses et variées. Les quelques pilotes questionnés ne semblent pas se souvenir de ces diverses utilisations, certains se posent même la question de l’efficacité de leurs tirs lors du lancement de bombes.

Nb: les croquis et les informations techniques sont extraits de diverses notices techniques d’époque.

 

  1. 5.    Bombes au Napalmou « Bidons spéciaux »

Le napalm fut utilisé plus ou moins « officiellement » en Algérie sur des cibles très bien délimitées, surtout sur des zones où il était possible qu’il y ait eu des rassemblements de «rebelles» principalement sur les « Zone interdites » sur des positions abritées ou les grottes.

Mais c’est quoi le napalm ?

Voyons ce qu’en dit le dictionnaire :

Napalm (Na phténic et Palm acides ITIC) est un épaississant généralement mélangé à l’essence pour utilisation dans des opérations militaires. Le nom de la substance, le napalm, est une combinaison des noms de ses dérivés (co-précipités sels d’aluminium de na-phténique et Palm acides ITIC). Familièrement, le napalm est utilisé comme une référence générique à plusieurs liquides inflammables utilisés dans les guerres, souvent en gelée essence.

Développement

Le développement du napalm a été précipité par l’utilisation de mélanges d’essence gelée par les forces alliées dans laSeconde Guerre mondiale. Le latex utilisé dans ces premières formes de la guerre est devenu incendiaire logistiquement difficile à utiliser dans le théâtre du Pacifique, ce qui a incité les chercheurs des entreprises chimiques Du Pont et la Standard Oil, ainsi que des chercheurs de l’Université Harvard, à s’engager suite à une demande du gouvernement US d’élaborer une alternative au matériel utilisé mais de qualité supérieure.Une équipe de chimistes, dirigée par Louis Fieser à Harvard, a été la première à mettre au point le « napalm » pour l’armée américaine en 1942.

Le napalm était alors composé d’un mélange de sels d’aluminium, acides naphténiques (produits à partir de pétrole brut) et les acides palmitiques (qu’on trouve dans les huiles de palme ou de coco), qui créent un savon «aluminium». Lorsque ce « savon » est mélangé à de l’essence il produit une substance brune sirupeux incendiaire.

Le napalm a commencé par être utilisé comme carburant pour les lance-flammes, puis il a été utilisé en grande quantité dans des bombes incendiaires.

Il semble que la première utilisation en Europe eut lieu le 17 Juillet 1944, des bombes incendiaires au napalm sont larguées pour la première fois par quatorze P-38 Lightning sur un dépôt de carburant à Coutances, près de Saint-Lô. Une plus grande utilisation du napalm par les forces alliées eut lieu dans le théâtre du Pacifique contre les villes japonaises qui étaient facilement incendiables.

Dans le théâtre occidental, la RAF et l’USAAF ont largué plusieurs centaines de milliers de bombes incendiaires sur la ville de Dresde, détruisant plus de quatre-vingt-dix pour cent du centre-ville. Plus incidemment le napalm a été utilisé au cours du siège de La Rochelle, en avril 1945, contre les soldats allemands, environ deux semaines avant la fin de la guerre.

Par la suite le Napalm fut aussi utilisé par les forces américaines dans la guerre de Corée.

Le Napalm a été utilisé plus récemment, en temps de guerre par ou contre:

  • Par la France au cours de la première guerre d’Indochine (1946-1954) et de la guerre d’Algérie (1954-1962).
  • A Chypre (1964, 1974), pendant les guerres de sécessions.
  • Par Israël (1967, 1982), contre les Palestiniens.
  • Par le Nigéria (1969), contre les rebelles.
  • Par l’Inde et le Pakistan (1965 et 1971), l’un contre l’autre.
  • Par le Brésil (1972), contre ses rebelles.
  • En Égypte (1973), contre ?
  • Par le Maroc pendant la guerre du Sahara occidental (1973-1991).
  • Par l’Iran (1980-88), contre l’Irak.
  • En Irak (1980-88, 1991, 2003 – présent).
  • En Angola, en 1993.
  • En Argentine pendant la guerre des Malouines.

En Algérie, ces bombes au napalm étaient désignées « bidons spéciaux ». C’était des conteneurs à peau mince rempli de gel de carburant destiné à être employé contre les abris des troupes, des installations d’approvisionnement en bois, des structures diverses, des rassemblements de troupe, des grottes et parfois des convois terrestres. C’était des bombes à rupture destinées à provoquer des incendies lors de l’impact par un allumeur au contact, ce liquide provoque la propagation sur les objets environnants.

L’utilisation du Napalm est interdite sur les objectifs non strictement militaires.

 

  1. 6.    Les canons

Malgré ce que nous pourrions penser, les avions utilisés en AFN, qui étaient majoritairement d’origine anglo-américaine, étaient malgré cela très souvent équipés de canons de 20 mm d’origine française, même si ces canons étaient fréquemment de construction étrangère.

 

  1. 7.    Les mitrailleuses

En dehors des appareils équipés à l’origine d’armes de bord, comme les P-47 ou les Corsair, les armes disponibles étaient principalement des mitrailleuses rescapées de la Deuxième Guerre mondiale.

 

MITRAILLEUSE LOURDE DE 12,7 mm ~ M 2.

Ce type d’arme, très courante dans toutes les armées pendant la Deuxième Guerre mondiale, en AFN et même encore actuellement, était alors aussi bien montée sur des blindés qu’en casemate ou sur les avions, mais dans ce cas, principalement sur les appareils américains (par exemple dans les ailes sur les P/F 47 ou le nez des B-26 « Invader ») mais elles furent aussi utilisées montées en gondole sur les « Fennec » un système d’armement de fabrication française. Elles furent aussi utilisées montées sur un support en sabord sur les hélicoptères armés « Pirate », en compléments des canons MG 151 de 20 mm.

 

A — DESTINATION originale:

Arme collective à tir tendu, très précise et très stable destinée aux compagnies d’accompagnement et à la protection des véhicules (D. G. A. et D. C. B.). Sa puissance et sa fiabilité l’ont utilisée par l’aviation américaine notamment sur les avions P-47, et les avions de la deuxième guerre mondiale avec l’appellation arme de .50 (soit 50/100 de pouces = 12,7 mm). (Ce qui amena parfois certains historiens, très connus mais non spécialistes, de traduire cela comme canon de 50…)

Cette arme existe en deux modèles :

  • Mitrailleuse fixe, plus spécialement montée sur véhicules ou sur avion (ne porte pas de poignée).
  • Mitrailleuse mobile (2 poignées sur la plaque arrière), utilisé sur véhicule et aussi sur hélicoptère armé.

 

Une mitrailleuse de calibre 50/100 de pouces ou 12,7 mm, de type mobile.Celles qui sont montées sur les avions n’ont ni poignée ni queue de détente.

B. — VALEUR BALISTIQUE :

Portée maximum : 6.900 m.

Portée utile : 2.377 m.

Perforation de blindage : 16 mm à 500 m. (balle perforante).

Extraits de la notice sur le Fennec F.1T-28 A-1 édition 1/1/62

L’avion possède 4 points d’attache sous voilure et des installations permettant l’emport et le tir des charges ou équipements suivants :

Points internes, au choix :

  • 2 containers à 2 mitrailleuses de 12,7.
  • 2 lance-bombes ALKAN type 263 (ou 261) fixés ala voilure, par 2 ferrures spéciales et pouvant emporter, soit :
    •  2 bombes de 125 kg, (ou 260 lbs maximum à empennage court) et toutes bombes de calibre inférieur autorisé.
    • 2 nids d’abeille lance-roquettes MATRA type 122, équipés de 7 roquettes de 68 mm.
    • 2 nids d’abeille, lance-roquettes MATRA type 361, (équipés de 36 roquettes de 37 mm).

Points externes :

- 2 lance-bombes/lance-roquettes MATRA 38 fixés à la voilure par des ferrures spéciales, et pouvant emporter soit :

- 2 bombes de 125 Kg (ou 260 lbs maximum à empennage court), et toutes bombes de calibre inférieur autorisé.

- 2 bombes spéciales SECAN type 51.  (Probablement des bidons de Napalm).

- 2 nids d’abeille, lance-roquettes MATRA type 122, équipés de 7 roquettes de 68 mm.

- 2 nids d’abeille, lance-roquettes MATRA type 361, (équipés de 36 roquettes de 37 mm)

- 2×2 roquettes T10 de 105 ou 120 mm.

La sélection de tir des différents chargements se fait au moyen d’un tableau d’armement situé au poste de pilotage avant, à droite du tableau de bord.

 

  1. Les roquettes.

Après la guerre les avions français étaient pour la plupart d’origine alliée, certains étaient déjà équipés de lance-roquettes dit « à longueur nulle ». Plusieurs types de roquettes étaient alorsdisponibles pour ces appareils, aussi bien de fabrications américaines qu’anglaises.

Il fut décidé de lancer une fabrication française de ce type d’armement mais qui devait évidemment pouvoir être interchangeable avec les matériels alliés.

 

Les T.10 étaient en fait le propulseur, un tube contenant la poudre pyrotechnique de propulsion, son empennage en tôle, son amorce et son allumeur électrique. La charge offensive était constituée par des explosifs divers notamment des obus de 90 mm ou de 120 mm ainsi que des charges creuses (antichars).

 

Ils étaient évidemment non guidés, seule la vitesse relative de l’avion leur permettait d’aller au but fixé par le pilote. La précision était relative, mais vu la force explosive de chaque pointe c’était quand même relativement efficace et plutôt impressionnant pour les troupes au sol.

Roquette T 10 : Têtes en services :

  • T 151 : Explosive à charge creuse (120 mm)
  • T 140 : Explosive à fragmentation (105 mm)
  • T 145 : Explosive fumigène
  • T 104 : Exercice

 

 

Roquettes H.V.A.R.Roquette H.V.A.R – 5 inch (127mm)(High Vélocity Aircraft Rocket)

Il n’y a aucune certitude d’utilisation effective de ces roquettes sur les avions en Algérie, mais de nombreux essais ont été réalisés.

Ce type de roquettes H.V.A.R. ou Hvar (et surnommé par les américains Holy Moses) fut utilisé par les avions américains lors de la 2ème Guerre mondiale notamment les Mustang, TBM-3 Avenger, Corsair, Bearcat, etc…

Dès le début de la guerre d’Indochine ces roquettes furent utilisées par l’Armée de l’Air française et les avions de la Marine.

 

 

Têtes en services :

  • MK 6 M1 : Inerte
  • MK 6 M4 : Explosive
  • MK 25 : Explosive « B »

 

Les lance-roquettes à grande capacité.

A partir de 1959, les T-6 G sont équipés de lance-roquettes MATRA LR 181 ou LR 361. Ces réservoirs conteneurs ronds peuvent lancer suivant le modèle 18 ou 36 roquettes SNEB de 37 mm ou 7 roquettes de 68 mm à fragmentation.

 

Roquette S.N.E.B – 37 mm :

- paniers de 36 roquettes de 37 mm ;

Longueur : 0,52 m

 


 

Roquette S.N.E.B. – 68mm:

- paniers de 7 roquettes de 68 mm ;

 

Figure 4 T-6-G2 de l’EALA 14/72 à Thiersville, équipés de lance-roquettes MATRA

 

Les fusées SNEB (de fabrication française, Société Nouvelle des Établissements Edgar Brandt) sont des roquettes non guidées reprises ultérieurement par la société française TDA Armements, conçues pour le lancement par des avions de combat et des hélicoptères. Le premier modèle connu était d’un diamètre de 37 mm, puis le calibre fut augmenté et le calibre de 68 mm fut adopté (un calibre qui a été préféré par les Français à d’autres modèles internationaux de 70 mm ou 80 mm) qui semble avoir été utilisé en grande quantité en Algérie.

Les projectiles SNEB sont propulsés par un moteur-fusée unique et, selon le secteur du chargement sur les lanceurs, il peut être utilisé contre des véhicules de combat légèrement blindés, des bunkers sommaires ou d’autres cibles faciles.

 

A propos de form11

Nicolas de lemos Nicolas de LEMOS, 42 ans, marié 4 enfants, est passionné par l'aviation depuis sa tendre enfance. Atteint du virus de l'aéronautique, il devient le plus jeune guide cockpit du musée de l'air et de l'espace à 15 ans. Il passe alors ses week-end au musée de l'air où il s'évade dans des aventures aériennes. Les mercredis sont essentiellement consacrés au service historique de l'armée de l'air, où il étudie le manuel de vol de certains avions. Il s'oriente désormais pour l'histoire de l'aéronautique. En parallèle de ses études scientifiques pour la préparation de l'école de l'air, il passe son brevet de pilote de planeurs. Membre pendant 10 ans de l'association des amis du musée de l'air, il est actuellement le rédacteur en chef du SIOUX, dont l'objet est de relater l'histoire et la tactique militaire. Il est auteur de plusieurs articles sur l'histoire de l'aéronautique et de la tactique militaire.

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